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Data center Rantigny

Ce projet est porté par la SAS RANTIGNY DATA CENTER dans l’objectif de permettre ultérieurement à une société spécialisée dans le domaine informatique d’exploiter le site. Le nom de l'exploitant sera officialisé lorsque l'autorisation préfectorale sera publiée. La Vallée dorée représente les intérêts du territoire, informe les habitants, contribue au dialogue et au suivi du projet dans le cadre de ses compétences.

À quoi sert un Data Center ?

Les data centers sont au cœur de notre quotidien numérique.

Lorsque vous ouvrez une application sur votre téléphone, vos données transitent par ces centres. Lorsque vous sauvegardez vos photos dans le cloud, elles y sont stockées. Quand vous regardez un film ou une série sur Netflix, ces infrastructures diffusent les contenus en temps réel. Les outils d’intelligence artificielle, les services en ligne, les entreprises, les administrations et les plateformes numériques reposent tous sur ces infrastructures essentielles.

Les data centers permettent ainsi :

  • la sécurisation des infrastructures numériques françaises.
  • le stockage des données,
  • l’hébergement des services numériques,
  • le fonctionnement du cloud,
  • le développement de l’intelligence artificielle,

 Crédit photo "A 26 architecture"

Une infrastructure stratégique 

Le projet de data center de Rantigny s’inscrit dans le développement des infrastructures numériques françaises liées au cloud et à l’intelligence artificielle. Avec une puissance de raccordement de 300 MW, il contribuera à renforcer l’hébergement des données sur le territoire national.

Le site a été choisi pour ses atouts : alimentation électrique décarbonée, connexion haute tension, réseau fibre performant, faible exposition aux risques naturels, terres déjà artificialisées en partie.


Emploi et développement local pour la Vallée dorée

Le porteur de projet s’engage à créer au minimum 100 emplois directs. À ces emplois directs s'ajoutent des emplois indirects chez les fournisseurs et prestataires (x 1,5 selon l’étude EY / France Datacenter), ainsi que les emplois liés à l'effet d'entraînement local : services, restauration, hébergement. Le chantier de construction mobilisera lui aussi une main d'œuvre pendant toute sa durée. 

Il contribuera également :

  • au renforcement de la fiscalité locale,
  • aux partenariats avec les établissements de formation (UTC, GRETA, CCI, Région)
  • au développement économique de la Vallée dorée, notamment par la requalification de friches industrielles.

Un développement maîtrisé

Démarrage de la construction : 2ème semestre 2027.

  • Mise en service initiale
  • Construction de 2 bâtiments

Des impacts environnementaux limités

Les technologies évoluent, les data centers sont mieux conçus et plus encadrés ; c’est précisément dans cette direction que ce projet s'inscrit.

Une gestion responsable de l’eau

Le refroidissement par air des serveurs utilisera un système de circuit fermé sans consommation d'eau.

La consommation annuelle du site est estimée à 11 466 m³/an. Aucun forage ne sera créé. Aucun prélèvement d'eau dans la nappe ne devra être autorisé.

Des aménagements de gestion des eaux pluviales sont également prévus :

  • noues végétalisées,
  • bassins d’infiltration,
  • chaussées drainantes.

Une maîtrise du bruit

Des études acoustiques ont été réalisées dès la conception du projet. 53,9 dB maximum mesuré, même dans le scénario le plus défavorable en limite de propriété (tous groupes électrogènes).

Mesures prévues

  • équipements éloignés des habitations,
  • écrans acoustiques,
  • façades traitées,
  • protections sonores renforcées.

Un état initial indépendant et des mesures de jour comme de nuit, incluant les basses fréquences, ont été demandés avant et après la mise en service, avec correction obligatoire à la source en cas de dépassement. Le porteur de projet a fait réaliser ces études par un bureau d’étude indépendant dans les jardins des habitations les plus proches. Dans l’attente des conclusions de celles-ci, les premières analyses font état d’une hausse de 0,2 DB dans un rayon de 300m, bruit non perceptible à l’oreille humaine.


Biodiversité et intégration paysagère

Le projet applique la séquence ERC :

Éviter : Préservation des zones sensibles et zones humides.

Réduire : Replantation de haies, toitures végétalisées et aménagements paysagers.

Compenser : Création de corridors écologiques et renforcement de la biodiversité locale.

Le site accueille 48 espèces d’oiseaux, dont 35 protégées, le lézard des murailles et des chiroptères ; une zone humide doit être conservée. Le CSRPN (Conseil scientifique régional du patrimoine naturel) a rendu un avis favorable sous conditions,notamment pour dix couples de moineaux et des prospections avant démolition.

Les bâtiments seront intégrés au paysage grâce à des hauteurs maîtrisées et une ceinture végétale masquant le site depuis les axes routiers.


Valorisation énergétique et agriculture locale

0,1 à 0,3 °C d'écart de température maximal à 300 m du site, selon une étude CFD indépendante.

Réutilisation de la chaleur fatale 

La chaleur produite par le data center pourra être valorisée pour :

  • des réseaux de chaleur,
  • des serres agricoles,
  • des équipements publics.

La chaleur fatale peut alimenter des serres toute l'année, sans chauffage fossile et ainsi permettre le développement de filières horticoles, maraichères … La production sous serres en circuits courts locaux permettra de réduire les besoins enénergie externe. Cela permet un ancrage territorial renforcé pour Rantigny et ses alentours.

40 MW valorisables de chaleur fatale, avec plus de 20 000 m² de serres agricoles déjà identifiées comme débouchés (maraîchage, aquaponie). D’autres modèles économiques de récupération sont à l’étude et pourraient être soutenus par l’ADEME, la SEM Energies Hauts-de-France et d’autres acteurs privés.

Cette approche favorise les circuits courts, l’économie circulaire et l’activité agricole locale.

Impact agricole

Environ 7 ha réellement artificialisés : voiries, bassins d'eau pluviales, bâtiments et stationnement. Le reste étant la reconversion du site Avon, déjà artificialisée.


Santé, sécurité et circulation

Ondes électromagnétiques

Les analyses réalisées confirment l’absence d’impact sanitaire lié aux installations, conformément aux normes françaises et européennes.

Sécurité industrielle et incendie

Avant mise en service, une étude complémentaire validée par le service de la Sécurité de la préfecture et le SDIS justifiera ou modélisera l’incendie d’un ou plusieurs groupes électrogènes, les effets dominos, les fumées, les locaux batteries, le dépotage et les événements climatiques extrêmes. 

Usage des fluides frigorigènes et émissions atmosphériques

Avant mise en service, un plan de gestion précisera les fluides effectivement utilisés, les charges, la détection automatique, les contrôles trimestriels d’étanchéité, les seuils d’alerte, la récupération et le traitement.

Les émissions des groupes électrogènes et les conditions de l’éventuelle exclusion du SEQE-UE seront justifiées réglementairement.


Gestion du trafic routier

Pendant les travaux

  • horaires adaptés, en dehors des heures de pointe,
  • circulation évitant le centre-ville.

En phase d’exploitation

Le trafic restera limité aux besoins du personnel et de la maintenance.


Un projet encadré et responsable

Le porteur de projet du data center de Rantigny respecte les réglementations françaises et européennes en matière :

  • d’environnement,
  • d’efficacité énergétique,
  • de gestion des impacts.

Le projet vise à concilier innovation numérique, développement économique et respect du cadre de vie local.

Consultation du public

Le projet a été soumis à une consultation du public au titre de l'article l.181-10-1 du code de l'environnement.

SCI Alyssa, commune de Rantigny - Par enquête publique - Les installations classées - Environnement - Actions de l'Etat - Les services de l'État dans l'Oise

Posez vos questions sur data-centeratccl-valleedoree [dot] fr (data-center[at]ccl-valleedoree[dot]fr)


Questions récurrentes

Les réponses sont issues des éléments fournis par le porteur de projet, des avis et études complémentaires.

Les serveurs sont refroidis par air, en circuit fermé. Le commissaire enquêteur juge ce choix favorable, car il réduit fortement l’usage de l’eau. Le porteur de projet estime la consommation annuelle du site à 13 496 m3, soit l’équivalent de 300 habitants.

Le projet ne prévoit aucun forage et ne demande aucune priorité d’alimentation en eau, le dimensionnement du réseau d’eau potable actuel est adapté.

Les modélisations acoustiques du dossier prévoient un maximum de 53,9 dB(A) au point nord en situation critique, au point le plus exposé, à proximité immédiate du site, qui respectent les seuils réglementaires de 70 dB(A) de jour et 60 dB(A) de nuit.

Aussi, le bruit généré pourra augmenter jusqu’à 7,5 dB(A) le niveau sonore initial dans la situation maximaliste du fonctionnement d’urgence.

Le site accueille 48 espèces d’oiseaux, dont 35 protégées, comme la grande majorité des oiseaux sauvages en France. On y trouve aussi des chauves-souris, le lézard des murailles et une zone humide préservée et restaurée.

Le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) a rendu un avis favorable, assorti de mesures de protection. Des études faune-flore ont confirmé que les terres agricoles étaient situées en zones humides.

Le porteur de projet s’engage à les réhabiliter, recréant ainsi des espaces pour la biodiversité.

Le Data Center sera construit en partie sur des terres agricoles. Pour accompagner les agriculteurs qui ex ploitent ces parcelles, les élus communautaires ont approuvé à l’unanimité, en date du 22 juin 2026, et en accord avec les exploitants concernés, l’achat de terres agricoles à Cambronne-lès-Clermont. Elles seront proposées aux exploitants qui souhaitent poursuivre leur activité.

22 hectares de terres agricoles, dont environ 7 hectares bâtis seront artificialisés pour le projet, comprenant le bâtiment de Data Center, les voiries, les stationnements, les constructions annexes, les équipements techniques, le bassin de gestion des eaux pluviales et le poste électrique RTE.

Un tronçon de voirie de 286 mètres traverse le futur site. La commune de Rantigny prévoit de le déclasser du domaine public afin de l’intégrer au projet. Il restera ouvert jusqu’à la mise en sevice d’une liaison piétonne et cyclable, aménagée par le porteur de projet sur son terrain, le long de la route de Neuilly.

Aucune parcelle ne sera enclavée : les accès agricoles et forestiers sont maintenus.

Le site sera alimenté par un nouveau poste électrique RTE, raccordé à une ligne à haute tension (225 000 volts) indépendante de l’alimentation des habitations.

Comme toute installation industrielle, le Data Center fait l’objet de dispositifs de sécurité encadrés par l’État. Ils portent sur trois sujets : la prévention de l’incendie, la qualité de l’air et l’étanchéité des circuits de refroidissement. 

Prévenir l’incendie 

Murs coupe-feu, détection et extinction automatiques, bas sins de rétention, cuves de carburant enterrées à double paroi et poste de sécurité présent en permanence. Les pompiers de l’Oise (SDIS) ont rendu un avis favorable, assorti de prescrip tions. 

Préserver la qualité de l’air

Les groupes électrogènes de secours fonctionneront au bio carburant (HVO 100) et uniquement en cas de coupure du réseau ou lors d’essais. Ils seront équipés d’un système de traitement des fumées qui réduit de 90 % les oxydes d’azote. 

Garantir l’étanchéité des circuits de refroidissement

Détection automatique des fuites et contrôles d’étanchéité trimestriels, présence permanente de personnel... Le porteur de projet s’engage sur un taux de fuite maximal de 2 %.

Les deux bâtiments mesureront 21,63 mètres de haut, avec des cheminées à 26,63 mètres. Un travail avec l’Architecte des Bâtiments de France est en cours pour finaliser le permis de construire afin d’intégrer au mieux le site dans son environnement.

Le projet prévoit de récupérer la chaleur des serveurs via un bâtiment de valorisation de 40 MW, notamment pour le développement d’un réseau de chaleur urbain ou le chauffage de serres agricoles.

D’autres modèles économiques de récupération sont à l’étude et pourraient être soutenus par l’ADEME, la SEM Energies Hauts-de-France et d’autres acteurs privés.

Au-delà des retombées fiscales faisant actuellement l’objet d’une étude par un cabinet d’avocats fiscalistes, le porteur de projet s’est engagé à créer au minimum 100 emplois directs permanents.

S’y ajoutent les emplois du chantier et ceux des fournisseurs et presta taires. Des contacts sont d’ores et déjà pris avec l’UTC, la Région, le GRETA et la CCI pour former une main-d’œuvre qualifiée sur le territoire.

À ce titre, la Communauté de Communes du Liancourtois - la Vallée dorée travaille activement à la définition d’un campus de formation dédié aux métiers du numérique en lien avec le projet de Pôle d’Échange Multimodal de Liancourt-Rantigny.